PÉRIPLE NORD AMÉRICAIN 6/31

Le Cyclone de Coney Island

Le Cyclone de Coney Island

Impossible de visiter New-York sans faire un détour par Coney Island, une presqu’île dédiée au divertissement populaire située au sud de Brooklyn. La plage est sale et le hot-dog de chez Nathan’s une tuerie (calorique, la tuerie).

Plages, manèges en tout genre, snack-bars… L’heure de gloire  de l’île est pourtant révolue et on se retrouve à arpenter un front de mer où tout ce qui nous entoure est un brin kitch et tombe en désuétude. En témoigne l’attraction phare Le Cyclone, ces montagnes russes en bois datant de 1927 classées aujourd’hui lieu d’intérêt historique national. Spectaculaire, mais j’avoue qu’il faudrait me payer un max pour grimper sur cet échafaudage de bois ondulé!

Coney Island ramène systématiquement les amateurs d’architecture au fameux New-York Délire – un manifeste rétroactif pour Manhattan, de Rem Koolhaas publié en 1978. La première partie de l’ouvrage est dédié à Coney Island:

À la charnière du XIXème et XX siècle, Coney Island est l’incubateur de la thématique et de la mythologie encore balbutiantes de Manhattan. Les stratégies et les mécanismes qui vont par la suite contribuer à façonner Manhattan sont d’abord testés dans le laboratoire de Coney Island avant de faire le saut définitif vers la grande île. Coney Island est un Manhattan embryonnaire.

 

En 1883, l’achèvement du pont de Brooklyn lève le dernier obstacle qui retenait encore les nouvelles masses urbaines sur Manhattan ; les dimanches d’été, la plage de Coney Island détient des records mondiaux de densité humaine.

Cette invasion porte un coup fatal aux derniers vestiges de ce qui avait fait la réussite de Coney Island comme station, à savoir la possibilité d’offrir un « bain de nature » aux citoyens de l’Artificiel.

Pour survivre en tant que station, c’est à dire en tant que lieu proposant un contraste, Coney Island se voit contrainte à une mutation ; elle doit se transformer en une complète anti-thèse de la Nature, elle n’a pas d’autre alternative que d’opposer à la réalité artificielle de la nouvelle métropole son propre surnaturel. Au lieu d’une mise en suspens de la pression urbaine, elle propose désormais son intensification.

Pour en savoir plus, quelques lectures intéressantes, et .

 

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