ET LE DEUXIÈME, C’EST POUR QUAND?

FratrieDepuis que la môme a fêté ses deux ans, c’est toujours la même question qui revient sur le tapis, aussi bien du côté de la famille que des amis :

« Alors, le deuxième, c’est pour quand? »

(À ce moment là, je reprime un soupir en esquissant un sourire à peine forcé.)

Il faut dire que les grossesses rapprochées sont légions autour de nous. Elles ont fait apparaitre un concept fascinant et obsessionnel pour la môme : celui de « la petite sœur » et « du petit frère ». LOGIQUE.
Mais les choses sont claires entre Monsieur K. et moi. Nous n’avons pas l’intention d’avoir un deuxième enfant dans l’immédiat. Ça viendra sûrement un jour, dans quelques années (Il y a toujours l’histoire de cette putain d’horloge biologique, d’accord) mais là-maintenant-tout de suite-dans la seconde, c’est NON.

C’est un choix personnel que je ne devrais pas avoir à justifier, et pourtant j’ai l’impression que je passe mon temps à le faire auprès de mes amies (multipares, évidemment) et de ma mère (« À ton âge, j’avais déjà le troisième »).
Mais pour être honnête, celle qui nous en fait vraiment, mais VRAIMENT baver avec cette histoire de fratrie, c’est la môme elle-même. Et les derniers jours ont été particulièrement rudes. Je m’explique:
On avait déjà l’habitude du « Il est où, mon petit frère? » ou bien « Ma petite soeur elle s’appelle Isabelle! » (elle aurait pu choisir mieux comme prénom, mais bon, passons).
Les choses se sont corsées à la rentrée, lorsqu’elle a retrouvé Lisa, sa « meilleur copine » de la crèche, sur le point d’accueillir un petit frère. Un petit frère qui devait arriver à peu près en même temps que la fille de mon cousin et de sa compagne, dont nous sommes relativement proches. (Oui, ça fait beaucoup de bébés en même temps… questions d’âge sûrement, mais j’arrive même plus à comptabiliser les naissances à venir autour de nous jusqu’à décembre.)

Par un heureux hasard, les deux bébés sont arrivés dimanche matin, à quelques heures d’intervalle!

Avec l’efficacité du téléphone arabe, ou plutôt portugais dans le cas de notre famille, j’ai reçu la nouvelle de la naissance de Lili-Rose grâce un coup de fil de ma mère avant même que la petite ait posé sa première bouse. (Je dis ça parce que la môme m’a fait caca dessus à peine sortie de mon utérus, c’est d’ailleurs inscrit dans son carnet de santé, Oh glouaaaare!)
Je l’ai annoncé à la môme avec une émotion à peine cachée, une larmichette au coin de l’œil, rien de plus, qui a inondée instantanément son visage de joie. Elle a passé une bonne partie de l’après-midi à nous parler de Lili-Rose, qui allait bientôt venir à la maison et elles pourraient faire « plein de choses ».

« Oui, bien sûr ma chérie! » Jusque là, pas trop d’inquiétude.

Le lendemain, retour à la crèche. On croise Lisa et son papa. Elle nous annonce fièrement que son petit frère Antoine est sorti du ventre de sa maman et qu’elle l’a même pris dans ses bras!
Nouveau point émotion, j’arrive cette fois à retenir la larmichette.
C’est sûr, Lisa va être la star du jour à la crèche avec tout un tas de truc à raconter. Mais c’est sans compter sur notre môme qui a tenté avec désarroi de lui voler la vedette en déclarant à tout bout de champ que elle aussi, sa petite sœur était arrivée hier et que comme Lisa, ce soir elle quitterait la crèche plus tôt pour aller voir sa petite sœur à l’hôpital!

Quand j’ai récupéré ma fille à 18h00, avec mon ventre plat (si si!) et sans montée de lait, l’éducatrice m’a demandé qui était Lili-Rose et raconté le cirque de Jeanne durant la journée.

De retour à la maison, Jeanne nous a demandé quand est-ce que Lili-Rose rentrait à la maison et si elle avait bientôt fini de soigner son bobo à l’hôpital. (Bah oui, pour une gamine de deux ans, quand on est à l’hôpital, c’est qu’on a un bobo grave, de ceux que l’on ne peut pas soigner avec un bisous qui guérit tout).

J’ai prié très fort la déesse Dolto et le dieu Rufo afin qu’ils me viennent en aide pour m’extirper de cette situation.

On a eu une discussion « sérieuse » tous les trois, mais la môme est têtue: elle veut une petite sœur, et cette petite sœur, c’est Lili-Rose. Point barre!

J’ai pensé un instant demander à mon cousin de me prêter son nouveau-né pour quelques jours, histoire que Jeanne comprenne que non, ce n’est pas si simple de partager et lui faire comprendre qu’avoir son papa et sa maman rien que pour soi, c’est quand même « cool » (c’est son expression du moment).

Mais pour être honnête, j’ai aussi très peur qu’elle y prenne goût à cette petite sœur et cette vie à quatre. Et moi aussi par la même occasion, me retrouvant avec une envie de bébé là-maintenant-tout de suite-dans la seconde,

Du coup, je pense qu’on va s’offrir un chien.

J’ai piqué l’illustration de ce billet sur le site Les loulous de Guibo, qui réalise plein d’illustrations et d’accessoires trop mimis!
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4 réflexions sur “ET LE DEUXIÈME, C’EST POUR QUAND?

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