COMMENT C’EST FAIT? (Avec l’accent québécois, siouplait)

Hier, grâce à mon super job d’archi, j’étais en mode « espionnage industriel » .

Enfin… J’avais passé un coup de fil au patron la veille, pour annoncer ma visite.

On m’a gentillement accueilli, guidé et laissé prendre des photos dans cette petite usine qui produit des montures de lunettes pour Cartier ou Mikli. (Rien que ça!)

Je vous l’accorde, on peut pas vraiment appeler ça de l’espionnage, mais c’est pourtant ce que j’ai ressenti, petite intruse plongée pour une matinée dans un univers inconnu.

Rien ne doit m’échapper car ma mission, si je l’accepte (en fait j’ai pas trop le choix, Bigboss m’a collé ça sur le dos), est de comprendre le processus de fabrication pour réorganiser les locaux, optimiser la production, et améliorer les conditions de travail des salariés.

J’arpente les ateliers, je me faufile entre les machines et les ouvriers.

J’essaie de comprendre le rôle  et les gestes de chaque homme, de chaque outil.

À coté des blocs à commande numérique qui découpent ou cintrent, beaucoup de tâches sont effectuées à la main, de manière encore très artisanale.

La plupart du temps, ce sont des femmes qui délicatement polissent, assemblent ou vissent. Une fois, deux fois, dix fois, cent fois le même geste chaque heure.

Je passe la moitié de la visite les yeux écarquillés, à pousser des « Hooo! » et des « Haaa! » d’étonnement comme un Charlie dans une chocolaterie.

Et puis il y a cette ambiance insolite qu’aucun mot ni dessin ne peut retranscrire : le va-et-vient incessant de travailleurs et de matière, bercé par une multitude de bruits et un mélange d’odeurs improbables.

Cette visite m’a rappelé une époque où grâce au dieu Streaming, Monsieur K et moi passions nos soirées au lit avec un ordinateur. A l’époque, on avait pas d’enfant bien sûr, mais avec le recul je me dis qu’on avait également ni amis ni (pré)occupations. Bref, outre un paquet de mauvais films (de vraies daubes même, mais que voulez vous : on assumait alors un goût prononcé pour les navets d’action), on a écumé un paquet de reportages et de documentaires via Culture Streaming, dont le fantastique « Comment c’est fait? », un format court réalisé par des québécois et des canadiens. En cinq minutes, on vous explique comment sont conçus et produits les objets qui nous entourent, du papier toilette à la planche de surf, de la Mozzarela aux verres en cristal. La présentation est un peu kitsh, le fond sonore assimilable à une de ces vidéos commerciales qui tournent en boucle chez Casto, et surtout, SURTOUT, il y a cet accent québécois inimitable auquel je n’ai jamais réussi à m’habituer. Parmi mes épisodes préférés, je citerais « Comment c’est fait – Les cure-dents » ou encore « Comment c’est fait – Les Caddies ». Mais si vous ne devez en voir qu’un, je vous recommande celui là : « Comment c’est fait – Les Vinyls ». Avec un peu de chance, Amélie Poulain tombera dessus un jour.

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