AUSTRALIAN RULES

Finalement, le mois d’août n’est pas si mort que ça.
Ce week end, nous avons donc retrouvé le meilleur ami de Monsieur K, et depuis peu parrain de Jeanne. Les occasions de rencontre sont rares puisqu’il s’est expatrié en Australie voilà deux ans.

Les retrouvailles sont chaleureuses. Il commence par le récit de son retour Melbourne – Paris avec Vietnam Airlines ( soit Melbourne / Saigon / Hanoï / Paris. Pardon Monsieur, Vous n’avez pas de visa alors que vous allez empruntez un vol intérieur? Bah non ! Départ reporté de 24 heures pour trouver un visa et finalement embarquer pour un Melbourne / Saigon / Paris qui ne nécessite PAS de visa! Vous le saurez pour la prochaine fois, hein Monsieur Jean Pinpin?).
Bref.
On continue par les moqueries d’usages relatives à ses adaptations de vocabulaire:
– Incroyable, chez Vietnam Airlines, les hôtesses storent leur bagages devant les issues de secours!
ou encore:
Tu vas voir le flavour que ça va donner à la viande… Entre autres.Inévitablement, on parle boulot. Notre Jean Pinpin travaillait en France comme conducteur de travaux dans une grande entreprise générale du bâtiment. En Australie, après quelques jobs alimentaires, il a repris du service sur les chantiers, à une échelle toutefois plus modeste. Il nous explique l’organisation des chantiers, les relations avec les ouvriers, les clients, les architectes. Ce qui le marque le plus c’est la puissance de la corporation des ouvriers du bâtiments. Une profession respectée, représentée par des syndicats ultra-persuasifs et virulents quand il le faut. En gros, t’as pas intérêt à déconner avec les conditions de travail des gars, que ce soit au niveau des horaires, de la sécurité ou du confort, si tu veux pas te prendre une grosse grève dans la figure qui te coûte un million de dollars australiens (soit 724 188 euros).

A l’entendre, c’est la belle vie le chantier en Australie, où un lundi sur deux est chômé. Et comme c’est toujours difficile de tenir les plannings, on ne rechigne pas à faire des heures supplémentaires le samedi , payées en conséquence : Pas grave les gars ! On bosse pas lundi! 
Malin les mecs, non?
Et pour finir d’illustrer son propos, il nous raconte l’anecdote d’un collègue français, fraîchement débarqué de France qui s’apprête à prendre un poste de conducteur de travaux sur un très gros chantier. La veille de son démarrage, il fait le tour des installations avec son prédécesseur. Une fois la visite terminée, notre frenchy demande à son guide australien s’il y a quelque chose de particulier à savoir pour manager l’équipe.
Et là, qu’est ce qu’on répond à notre petit ingénieur, le plus sérieusement du monde?
– Ah oui! Surtout, le soir, tu vérifies bien qu’il y ait du lait au frigo pour le café du matin. Et demi écrémé, le lait, OK!?
Merde alors! Cinq ans d’études dans une grande école pour ravitailler un chantier en lait! Je me disais bien qu’on foutait pas grand-chose en école d’ingé!  C’est une blague, bien sûr! Sois pas offended, Jean Pinpin…

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3 réflexions sur “AUSTRALIAN RULES

  1. Pingback: VISITE DE CHANTIER #1: LE MUSÉE DES CONFLUENCES « suivi de chantier

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