DÉSERT

Vous avez remarqué à quel point les rues sont désertes ces jours-ci en ville? Ah non, pardon, vous n’avez pas pu vous en rendre compte, puisque c’est VOUS qui avez déserté! 

C’est la première année depuis la fin de mes études que je ne prends pas de vacances en Août. Le matin, quand je quitte la maison pour l’agence, l’air est encore frais. Je sens que la ville est sereine, à une heure où le reste de l’année elle est déjà saturée de klaxons et de gaz d’échappement. Sur mon chemin, je croise d’habitude les parents en retard pour l’école qui braillent sur leurs mioches et les travailleurs encore fatigués, la tête collée au volant et en route pour une journée de plus. Mais là, personne!

A l’agence, même combat. Tous mes collègues ont quitté le navire et le patron aussi. Je reste seule maître à bord. Ce qui ne veut pas dire grand chose, parce que la mer est loin d’être agitée. Des journées entières sans la sonnerie du téléphone: pas un client pour émettre une réclamation, par un commercial pour vous refourguer sa dernière collection de panneaux acoustiques et pas un bureau d’études pour vous réclamer les plans à jour du projet en cours (et en format DWG. siouplait!)

C’est une aubaine pour moi et ma tendance à papillonner, à sauter d’une affaire à l’autre des dizaines de fois par heure sans réussir à me concentrer sur tâches importantes et urgentes. Ces derniers jours, j’avance plusieurs heures de suite sur le même dossier. Incroyable! Et mon patron n’est pas là pour voir ça. Damn!
Une fois de retour à la maison, on se retrouve tous les trois. Rare, très rare! Notre agenda est vide, pas un apéro, pas un barbecue. On jette un oeil sur les mails et sur Facebook pour commenter les photos de vacances postées par les amis et la famille. Et sauf match de foot ou diffusion d’un dîner presque parfait, je passe du temps avec Monsieur K. dès que Jeanne est au lit. On refait le (notre) monde, on cuisine en sortant une bonne bouteille et plus si affinités. On prend le temps de se retrouver, de se poser, de souffler, un peu comme si nous étions aussi en vacances. En vacances des autres, du bruit, de l’agitation et du stress.

C’est très bien tout ça. Mais faudrait pas trop que ça dure, quand même! 
Oui, j’avoue, j‘ai hâte de vous retrouver, dans quelques jours ou quelques semaines, autour d’une bouteille de rosé et de grillades. J‘ai hâte d’entendre vos récits, de l’escapade amoureuse à Prague au séjour en famille près de l’océan  en passant par le trek au Ladakh, photos à l’appui.   
Mais ce que j’attends vraiment avec impatience, c’est cette dernière semaine de septembre. Alors que VOUS aurez tous retrouvé le chemin du métro-boulot-dodo qui rythme nos journées, JE ferais mes valises, pour partir quelques jours loin de Lyon, mes deux amours sous le bras, retrouver la mer qui me manque tant et me dorer la pilule sur une plage encore chaude!   
Et c’est là que je sors mon petit rire sardonique : Niakniakniak!
Oui, je sais, c’est méchant et gratuit… Vous m’en voulez pas? Bonne vacances les loulous!!!


La photo d’illustration est de Philipp Klinger, un photographe allemand qui fait des clichés d’architecture bluffants.

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4 réflexions sur “DÉSERT

  1. Là, de nos transats pleins d'huile solaire, de nos havainas assorties au vernis, de Mojitos-bains de minuit, nan on t'en veut pas.Dans un mois, j'dis pas… On sera peut etre plus rancunières !

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